Une essonnienne finaliste du concours Women Innovators 2018

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Innovation
Fondatrice de LPS-BioSciences, Martine Caroff est finaliste du concours Women Innovators
Crédit photo : Martine CAROFF

Martine Caroff a fondé en 2011 cette biotech innovante, spécialiste des endotoxines bactériennes, avec des applications dans les domaines de la santé (vaccins, diagnostics in vitro) et de la cosmétique. Encouragée à participer à ce concours par le service développement et stratégie de la CCI Essonne via le réseau Enterprise Europe Network, elle compte parmi les 9 finalistes de sa catégorie pour ce prix prestigieux de l’UE décerné à une femme ayant créé une entreprise innovante en Europe. Résultats le 21 juin 2018.
 
 « Être finaliste de Women Innovators est déjà une très bonne nouvelle en termes de visibilité », confie Martine Caroff, fondatrice de LPS–BioSciences, qui concoure pour la première fois à ce prix créé par l’UE pour encourager les femmes scientifiques moins présentes dans les technologies innovantes ces dernières années. 

En lien de longue date avec l’écosystème territorial comme le conseil départemental et la chambre consulaire, c’est grâce à cette dernière que la chercheuse s’est lancée dans l’aventure. « En fait, je dois remercier Wioletta Zareba, conseiller financement européen du service développement et stratégie de la CCI Essonne, via le réseau Enterprise Europe Network, qui m’a fait prendre conscience que je remplissais tous les critères et m’a poussée à déposer ma candidature. Elle m'a également aidée dans la rédaction du dossier afin d'optimiser mes chances de réussite », confie Martine Caroff. 

Implantée en Essonne, sur le campus de l’Université Paris Saclay, cette entreprise innovante accompagne les industriels pour développer des vaccins ou traiter les problématiques réglementaires liées aux endotoxines bactériennes. 

Elle a été créée sur la base d’un brevet universitaire décrivant une méthode innovante pour produire ces molécules utiles à la lutte antibactérienne. Une avancée majeure réalisée alors au sein du groupe de recherche en biochimie du CNRS et Université, dirigé par cette scientifique distinguée déjà par de nombreux prix, dont celui de l’Innovation de l’Université Paris-Sud et du Conseil Général de l’Essonne en 2006. « C’était notre premier prix et cela a été important car il a fait boule neige », se souvient la lauréate, en 2011, du concours national d’aide à la création d’entreprises innovantes de BPI France qui a permis la création de l’entreprise cette même année. 

Création d’une deuxième entreprise en immunothérapie anti-cancéreuse en 2018
 
« Cette année, nous allons créer une nouvelle société, qui sera spécialisée dans la lutte contre le cancer grâce à l’exploitation du pouvoir anti cancéreux et immunostimulant des endotoxines », poursuit la chercheuse devenue chef d’entreprise un peu malgré elle. 

« Diriger une société n’est pas la même chose que diriger un laboratoire. Je me suis lancée dans cette aventure pour créer des emplois pour les jeunes chercheurs et jeunes chercheuses, explique-t-elle. Avec le recul, je comprends à quel point l’innovation est un formidable vecteur de croissance. Mais j’ai dû acquérir de nouvelles compétences, notamment en suivant des cours d’entreprenariat à l’école HEC de Jouy-en-Josas. Nous avons aussi recruté une équipe de collaborateurs expérimentés et motivés et nous nous entourons d’un réseau international de spécialistes reconnus.  Par ailleurs, je sais que je peux compter sur les soutiens efficaces de l’Université, de BPI France et du service développement et stratégie de la CCI Essonne qui nous accompagne dans notre développement commercial à l’étranger. » Un bon écosystème ne fait pas tout, mais il peut beaucoup !