APB Environnement, pionnière dans l’utilisation de micro-organismes

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Transition énergétique
La Mairie de Paris confie à APB Environnement la mise aux normes de ses écoles.

Pionnière en France dans l’utilisation de micro-organismes pour dégrader naturellement les graisses, les hydrocarbures ou encore des déchets d’origine organique, cette entreprise (Grigny), créée par Catherine Galtier il y a 25 ans, vient de décrocher un contrat de 2 M€ avec la Mairie de Paris pour la mise aux normes des écoles de la Mairie (bacs à graisse et canalisations). 

« La persévérance paie ! » confie Catherine Galtier, fondatrice en 1993 d’APB Environnement et pionnière en France dans l’utilisation de micro-organismes pour dégrader naturellement et sur site les graisses, les hydrocarbures ou encore des déchets fermentescibles (restes alimentaires, papier, etc.) avec de nombreux avantages : rapidité, réduction importante de volume réduisant ainsi les enlèvements et production, selon les cas, de résidus réutilisables.

Au fil des ans, l’entreprise (14 salariés) a déjà bien-sûr engrangé de nombreux succès (dont certains auréolés de prestige comme le référencement par le groupe Accor en 1997 et le contrat avec l’Assemblée nationale en 2014) et un bel essor à l’international (Maroc pour le traitement d’hydrocarbure, Vietnam pour celui des bassins de crevettes, Pologne pour le traitement en station d’épuration). Mais jamais elle n’avait décroché un aussi gros contrat. « Pour nous, c’est une reconnaissance, confie la bio-chimiste, fière du travail de son équipe qui a gagné ce marché à l’issue d’âpres négociations avec le bureau d’études chargé de l’appel d’offres. Cela va nous conduire à élargir nos effectifs. » 

Ecosystème naturel et économie circulaire

De fait, avant de se livrer à ses services habituels (entretien régulier des bacs avec réapprovisionnement en bactéries) l’entreprise de Grigny va devoir mettre aux normes les installations des cantines le plus vite possible. « Tout en intervenant uniquement pendant les vacances scolaires », précise la dirigeante qui, depuis peu, a réuni sous un même toit son unité de production de bactéries (une trentaine de formulations sont utilisées selon la pollution organique rencontrée) et son atelier.

L’univers des micro-organismes est infini et encore loin d’être totalement identifié. Mais le potentiel est énorme tant ces êtres vivants microscopiques qui sont présents dans tous les milieux sont capables de faire : de la fabrication des yaourts à la production industrielle de nombreux composés chimiques.

Dans ce domaine des  biotechnologies, la R&D a de belles perspectives. « Actuellement, nous poursuivons nos études sur la possibilité d’utiliser des bactéries bien spécifiques afin de transformer les déchets fermentescibles issus de nos productions alimentaires et de nos assiettes non consommées, en compost utilisable par exemple pour fertiliser des jardins en ville », explique Catherine Galtier. Un projet qu’elle compte bien proposer à la Mairie de Paris qui pourrait être sensible à la dimension pédagogique de ce dernier tant sur le plan de la découverte concrète des notions d’écosystème naturel et d’économie circulaire.